The Royal Palm Turkey

 

“We consumers think of turkeys not as farm animals, but just another mass-produced item on a shopping list.”

(Sara Bir,’How Turkeys Got Broad, White Breasts’, Modern Farmer, November 24, 2014

 

 

Turkeys are indigenous to the southwest part of North America and Central Mexico and have spread throughout the world from there.  They were introduced to Europe via the Spanish conquest of Mexico in the 16th century, and made their way back to North America by way of Britain’s colonization of New England. A hundred years ago, you would have found turkeys on most North American farms because turkeys were considered a near perfect fit for the needs of rural families. Turkeys were self-reliant foragers who could breed without human assistance, lay plenty of eggs, and raise their own young. Most importantly, they were a good source of inexpensive meat for the table.

It is not by accident that I said ‘were’, because this is no longer the case.

As with so many other rare breeds of domestic livestock, turkeys have also been victims of 20th century advances in farming, refrigeration, and transportation. Today nearly all the turkeys we consume – about ninety-nine percent, in fact – are Broad-Breasted Whites. Broad-Breasted Whites have been bred to grow extremely fast and move very little. They cannot reproduce naturally, but must be artificially inseminated because the enormous breast of the Broad-Breasted makes the bird unable to breed.

Because nearly all turkeys are the same breed, and there are few strains within that one breed, modern turkeys are the most genetically eroded of any livestock. Apart from the ubiquitous Broad-Breasted White, most other breeds of turkey are threatened with extinction. Among these endangered breeds is the Royal Palm.

 

Royal Palm Turkey Tom at the farm of Brent and Janet Tolhurst, St. Chrysostome, QC

The history of the Royal Palm turkey is not a long one. The breed was only recognized by the American Poultry Association in 1971. Although similarly marked turkeys have been around for centuries – one black and white variety known as the Pied or Crollwitz has existed in Europe since the 1700’s – the Royal Palm was developed in Lake Worth, Florida, on the farm of Enoch Carson in the 1920’s.

“Mr. Carson began developing the breed in the 1920s using crosses between several turkey breeds, including the Black, Narragansett, and Bronze as well as with wild turkeys. Royal Palm turkeys became a recognized breed by the American Poultry Association in 1971, decades after its inception, largely because it took so many years to stabilize the breed’s unique coloring. Although the coloring will occur accidentally in crosses, establishing a predictable lineage took quite a while.” (Countryside Daily, Nov. 4 2016)

The Royal Palm is truly beautiful. The saddle (back) of the bird is black, while the base colour of the rest of the bird is white. The white feathers end in black metallic edging giving the Royal Palm its spectacular showy appearance.

 

The Royal Palm’s purpose was principally as an exhibition bird; it was not intended for commercial meat production. But that is not to say that they are not good eating –they are! Although they are small in size -the hens reach a mature weight of 10lbs; the Toms weigh an average of 16lbs – the meat is flavourful and is prized by chefs.  Slow Food USA includes the Royal Palm in its Ark of Taste. Unlike most domestic turkeys, Royal Palms are active birds capable of flight. They are also good foragers who will do a good job keeping the barnyard insect population in check. While they might lack the commercial potential of other heritage turkey breeds, Royal Palm turkeys are ideal birds for a small farm due to their longevity, ability to reproduce, and thriftiness.

The breed’s status is unknown in Canada as there are no known large-scale breeders. Rare Breeds Canada estimates the Royal Palm to be critically endangered.

 

Sources: www.grist.org, The Livestock Conservancy (www.livestockconservancy.org) , Modern Farmer Magazine (www.modernfarmer.com), Slow Food USA (www.slowfoodusa.org)

 

 

La Galloway ceinturée

 

Aussi robuste que le bison

Aussi économe que l’Écossais

Le bétail pour les mille collines de Dieu

Et les endroits que Dieu a oubliés

H.Gordon Green

 

Une Vache Galloway ceinturée
24×30 collage et feuille d’or sur panneau

 

La région de Galloway dans le sud-ouest de l’Écosse semble avoir toujours eu ses propres espèces de bétail. Bien avant l’introduction des races modernes, il existait déjà des races indigènes robustes qui pouvaient endurer le climat rigoureux et prospéraient sur les terrains accidentés des collines. La Galloway moderne fut développée à partir de ce type indigène et fut graduellement standardisée comme une race essentiellement bouchère et sans corne vers la fin du dix-huitième ou début du dix-neuvième siècle.  Les Galloways sont principalement noires, bien qu’elles puissent aussi être bringées, rousses ou brun grisâtre. À un certain moment dans l’histoire de la race – comme c’est le cas pour beaucoup de races anciennes, il est difficile de dire exactement quand – une autre couleur fut développée, qui montrait une large bande blanche au niveau du ventre sur un animal généralement noir. La “Beltie”, comme on l’appelle affectueusement,  est probablement issue d’un croisement entre une vieille souche de Galloway noire et un type de vache laitière ceinturée de Hollande appelée Lakenvelder, possiblement à la même période que la noire fut standardisée. Un registre généalogique pour la Galloway standard fut créé en 1877, mais il n’y eut pas de registre pour la variété ceinturée en Écosse avant 1928. Les variétés ceinturées et non ceinturées sont identiques quant à leur physionomie, sauf la couleur.

Outre sa robe distinctive, la Galloway ceinturée est remarquable sur plusieurs aspects.  Premièrement, la Beltie est parfaitement adaptée aux climats rudes. Cette adaptation se manifeste en partie par un pelage hivernal ‘double’. La race développe une couche supérieure de poils durs, avec en dessous un poil doux comme du mohair pour la garder au chaud. Seul le bison a un pelage similaire. Il semble que ce soit une coïncidence de l’évolution car les deux races n’ont pas de lien génétique. Le pelage des Belties est lisse en été.

 

Une Galloway ceinturée à la ferme Green Arpents, Ormstown

 

Grâce aux deux couches de son pelage hivernal, la Galloway ceinturée n’a pas besoin de gras sous-cutanée pour se maintenir au chaud. Il en résulte une viande finement persillée avec beaucoup moins de gras sur le pourtour. Des études ont démontré que cette viande est plus faible en calories et contient plus de protéines que les viandes de bœuf plus communes. Elle a également un haut taux  d’acide linoléique conjugué ou CLA (un acide gras bénéfique) et un bon ratio d’oméga-6 et oméga-3. En plus d’être une viande maigre et saine, le bœuf de la Galloway ceinturée est savoureux et juteux, ce qui le rend très apprécié des chefs du monde entier.

Les Galloways ceinturées transforment efficacement en viande des fourrages grossiers et, grâce à leur double pelage, elles ne nécessitent pas d’alimentation supplémentaire, et chère, en hiver.

L’évolution de la Galloway ne s’est pas arrêtée à ce stade. Leur environnement comprenait des plantes alpines faibles en protéine comme les mousses et les lichens, des tiges ligneuses et de l’herbe grossière. La race s’est parfaitement adaptée à cet environnement pauvre en protéine, produisant une viande de grande qualité à partir d’une alimentation de piètre qualité. (New Zealand Galloway Association)

Les Galloways ceinturées sont courtes sur pattes, indépendantes, calmes et intelligentes. C’est un bétail de taille moyenne. Le poids moyen d’un taureau est d’environ 820 kg, et de 570 kg pour une vache. Les femelles sont des mères dévouées et protectrices, qui vêlent aisément seules et produisent un lait nourrissant. Elles étaient les vaches des petits fermiers, utilisées pour le lait et la viande mais jamais comme animal de trait.

Bien que les Galloways noires aient été introduites au Canada au 19e siècle, le premier troupeau enregistré de Galloways ceinturées n’arriva au pays qu’au milieu du 20e siècle. Le premier troupeau fut importé par Gordon Green au Québec en 1951, et les descendants de ce troupeau initial sont toujours présents dans les pâturages de la ferme Greene, Green Arpents, à Ormstown, Québec. Ce troupeau est aujourd’hui considéré comme le plus vieux troupeau de Galloways ceinturées ininterrompu en Amérique du Nord.

La population de Galloways ceinturées a augmentée depuis sa chute durant la crise de la fièvre aphteuse en Grande-Bretagne au début des années 2000. Cependant, leur nombre est peu élevé au Canada et la Galloway ceinturée demeure sur la liste des races en danger de l’association Rare Breeds Canada.

Traduction: Anne Gardon

Sources:

Cheryl Johnstone Green, Green Arpents Farm

Belted Galloway Society (www.beltedgalloways.co.uk)

The Livestock Conservancy (www.livestockconservancy.org)

Greg Suart: Présentation â l’Association Galloway de la Nouvelle-Zealand , 2007, www.nzgalloway.co.nz

The Belted Galloway

As rugged as the buffalo,

As thrifty as the Scot,

The cattle for God’s thousand hills

And the places God forgot.

— H. Gordon Green

 

Belted Galloway Cow
24×30 collage and gold leaf on panel

 

The Galloway region of south-western Scotland seems to have always had its own hardy variety of cattle.  Long before modern breeds as such existed, there were tough native cattle that could endure the harsh climate and were good foragers who could fatten on rugged hilly terrain. The modern Galloway was developed from this native type and was gradually standardized as a polled (hornless), mainly beef breed sometime in the late eighteenth or early nineteenth century.  Galloways are predominantly black, although they can also be other colours such as brindle, red, or dun. At some point in the breed’s history – as with many old breeds, it is hard to say exactly when – yet  another colour of Galloway was developed, one which showed the distinctive pattern  of a (usually) black animal with a wide white ‘belt’ around its middle. The ‘Beltie,’ as it is affectionately known, was likely derived from crossing the old black Galloway stock with a type of ‘belted’ Dutch dairy cow called the Lakenvelder, perhaps around the same period as the black was standardized. A herd book for the standard Galloway was opened in 1877, but there was no herd book for the Belted variety in Scotland until 1928. The Belted and non-belted varieties are alike in most respects except coat colour.

Besides its distinctive markings, the Belted Galloway is special in a number of ways. First, the Beltie is supremely well adapted to harsh climates. Part of its adaptation takes the form of a “double” winter coat. The breed grows a long ‘top coat’ of hair for the winter, but also has a soft mohair-like inner coat to keep it warm. The only other animal which has a similar coat is the bison. This appears to be purely a coincidence of adaptation to climate, as the two creatures are not genetically related. Belties can shed down to a smooth coat in summer.

 

Belted Galloway cow at Green Arpents Farm, Ormstown

 

Because the Belted Galloway evolved its double-layered winter coat, less body fat is needed to keep the animal warm in winter, which results in a meat which  is finely marbled with much less external ‘white’ fat. Some studies have shown Beltie beef to be lower in calories and higher in protein than more common varieties of beef, with a high CLA (a beneficial trans fatty acid) and a healthy omega 6-omega 3 ratio. In addition to being a beef that is healthy and lean, Belted Galloway beef ranks among the most flavourful and juicy of all beef breeds and is beloved by chefs the world over.

Belted Galloways are efficient and economical grazers able to make good use of marginal land, and, again, thanks to their extra winter coat, they do not require expensive feed supplementation in winter:

The Galloway’s evolution didn’t stop there. Again their environment was one of alpine type low protein foraging including mosses and lichen, woody stems and coarse grasses. They adapted to the naturally low protein environment and by a lucky for us combination produced high quality meat from poor quality feed. (New Zealand Galloway Association)

Belted Galloway cattle are short-legged, independent-minded, calm, and smart. They are medium sized cattle. The average weight for a bull is around 820 kg, with 570 kg for a cow. The cows are devoted, protective mothers who produce rich milk and rarely require assistance giving birth. They were a ‘crofters cow’ used on small farms for both milk and meat, but never as working animals.

Although Black Galloways came to Canada in the nineteenth century, the first registered herd of Belted Galloways did not enter the country until the middle of the twentieth century. This first herd was imported by Gordon Green to Quebec in 1951, and descendants of this original herd still graze the pasture of the Green farm, Green Arpents, in Ormstown, Quebec. The Greene herd is now believed to be the oldest continuous herd of Belted Galloways in North America.

The Belted Galloway population has recovered from a low point during the Hoof and Mouth Disease crisis in the U.K. in the early 2000’s. Their numbers are few in Canada, however, and the Belted Galloway remains on the Rare Breeds endangered list.

 

Sources: Cheryl Johnstone Green, Green Arpents Farm

Belted Galloway Society (www.beltedgalloways.co.uk)

The Livestock Conservancy (www.livestockconservancy.org)

Greg Suart: Presentation to the New Zealand Belted Galloway Association, 2007, www.nzgalloway.co.nz

 

La Volaille Chantecler

La poule Chantecler

Canadienne, elle l’est, la blanche Chantecler;

Son plumage de neige évoque notre hiver;

Sa tête altière et fine, et de crète allégée,

Contre nos froids autant semble bien protégée,

Et le nordais pour elle est un simple zéphyre,

Sans crainte son œil contemple l’avenir

 

Poème en l’honneur de la Chantecler

Par Dr. P.E. Rochon, Clarence Creek, Ontario, janvier 1919

 

Coq Chantecler – 30 x 24 collage sur panneau

 

Au début du vingtième siècle, un certain Wilfrid Châtelain, qui était moine trappiste à l’abbaye cistercienne d’Oka au Québec, reçut la visite de son père. Frère Wilfrid, un agronome de formation, était alors en charge du cheptel de volailles à l’institut agricole d’Oka. Il faisait la tournée des poulaillers avec son père lorsqu’ils remarquèrent que toutes les races de poules étaient d’origine européenne ou américaine. Aucune n’avait été développée au Canada.

 

Frère Wilfrid, archives de l’université de Montréal

 

Frère Wilfrid décida de remédier à cette situation et, en 1908, il commença à développer une race de poulet québécoise avec les moines de l’abbaye d’Oka. Son but était de créer une volaille qui serait à la fois une bonne pondeuse et un bon poulet charnu pour la table. Il voulait un oiseau qui pondrait même dans les mois d’hiver froids et sombres, qui aurait une petite crête et des barbillons rudimentaires pour éviter les risques d’engelure, un oiseau qui serait robuste avec un bon poids. Dix ans de recherche, de sélection, d’essais et d’abattage agressif lui furent nécessaires pour arriver au poulet  qu’il désirait. Frère Wilfrid utilisa des Combattants Indiens (aussi appelés poulet de Cornouailles), des Leghorn, des Rhode Island rousses, des Wyandotte blanches et des Plymouth Rock blanches pour créer cete nouvelle race qu’il baptisa la Chantecler, en référence au coq dans la pièce de théatre du même nom écrite par Edmond Rostand (auteur de Cyrano de Begerac). Ce coq Chantecler croyait que son chant faisait lever le soleil.

 

Une association pour le poulet Chantecler fut formée en 1918. En 1919, le Chantecler eut un grand succès à la Première Conférence de la volaille. Et en 1921 le Chantecler devint officiellement une race quand il fut admis dans la norme américaine de perfection par la American Poultry Association. La race originale créée à Oka était blanche mais plus tard, le docteur J.E. Wilkinson de l’Alberta développa une variété brune dite ‘Perdrix’. Cette variété fut admise comme race en 1935.

 

Un coq Chantecler, Wikipedia Commons

Le Chantecler est un oiseau de grande taille avec une poitrine large. Les mâles pèsent jusqu’à 3.9 kg, les femelles entre 2.5 et 3 kg. Les poules peuvent pondre jusqu’à 210 œufs la première année. La couleur des œufs est un brun pâle. Le Chantecler a une petite crête en forme de coussin, de très petits barbillons et les pattes comme le bec recourbé sont toujours jaunes. La race a un tempérament plutôt docile et est remarquablement adaptée au froid.

 

Archives en ligne, l’Université de Montréal

La race est devenue populaire sur les fermes familiales du Québec et ailleurs jusque dans les années 1950 lorsque son nombre a dramatiquement chuté. Dans les années 1970, on a même pensé que la race avait disparu. Mais grâce aux efforts de quelques petits fermiers qui n’y avaient pas renoncé, le poulet de Frère Wilfrid fut sauvé de l’extinction, et en 1999 il obtint le statut de ‘Patrimoine mondial québécois’. Le nombre de Chantecler s’est quelque peu amélioré depuis grâce à l’intérêt croissant pour la race. Elle est toutefois considérée comme en danger par Rare Breeds Canada.

 

Références : le Soleil, 01 mars 2014, www.livestockconservancy.org, Canadian Farm Animal Genetic Resources Foundation Internet archive, Association Québécoise de la volaille Chantecler, www.archiv.umontreal.ca/exposition/chantecler/Wilfrid.html

 

 

 

The Chantecler Chicken

“Chantecler”

Canadienne, elle l’est, la blanche Chantecler;

Son plumage de neige évoque notre hiver;

Sa tête altière et fine, et de crète allégée,

Contre nos froids autant semble bien protégée,

Et le nordais pour elle est un simple zéphyre,

Sans crainte son œil contemple l’avenir

 

(Canadian she is, the white Chantecler

Her snowy plumage evokes our winter

Her proud and fine head, with her reduced comb

Against the cold is well protected

And the North wind is just a light breeze to her

Without fear her eye looks to the future.

Translation by Anne Gardon)

 

Poem in honour of the Chantecler

 by Dr. P.E. Rochon, Clarence Creek, Ontario, January 1919

 

 

Chantecler Rooster 30 x 24 collage on panel

In the early years of the twentieth century, a man named Wilfrid Châtelain, who was a Trappist monk at the Cistercian Abbey at Oka, Quebec, received a visit from his father. Brother Wilfrid, an agronomist by training, was in charge of the poultry flocks at the Oka Agricultural Institute at that time. He and his father were touring the flocks when something about the birds struck them as odd:  All the varieties of poultry they were looking at were of European or U.S. origin. Not one breed of chicken had ever been developed in Canada.

Brother Wilfrid, University of Montreal archive

 

Brother Wilfrid decided to rectify this situation, and in 1908 he and the monks of the monastery at Oka began developing a Quebec breed of chicken. The goal Brother Wilfrid established for himself was to create a chicken which would be dual purpose: a good layer of eggs and also a good, meaty bird for the table.  He wanted a bird that would lay well even in the cold, dark, winter months, and would have a small comb and wattles to avoid the perils of frostbite, a bird which would be hardy and robust and would also have a good carcass weight. It took ten years of devoted research and careful breeding, trials, and aggressive culling for the Trappist monk to arrive at the type of chicken he had in mind.  Brother Wilfrid used Dark Cornish, White Leghorn, Rhode Island Red, White Wyandotte, and White Plymouth Rock as the foundation of his new breed which he named the Chantecler after the rooster in the play by Edmond Rostand (author of Cyrano de Bergerac) of the same name. The rooster Chantecler believed his crowing caused the sun to rise.

 

An Association for the Chantecler chicken was formed in 1918. In 1919 the Chantecler was shown with much acclaim at the First National Poultry Conference. And in 1921 the Chantecler Chicken officially became a breed when it was admitted to the American Poultry Association Standard of Perfection. The original type of Chantecler developed at Oka is white, but somewhat later, Dr. J. E. Wilkinson of Alberta developed a brown “Partridge“ variety. This later variety was admitted as a breed in 1935.

 

 Chantecler Rooster, Wikipedia commons

The Chantecler is a large bird with a broad breast.  Males weigh up to 3.9 kg, females between 2.5 and 3 kg. The hens can lay up to 210 eggs in their first year’s lay. The egg colour is light brown. The Chantecler has a small “cushion” comb and very small wattles, and the legs and curved beak are always yellow. The breed has a fairly docile temperament and is exceptionally well adapted to the cold.

The breed became popular on family farms in Quebec and beyond up until the 1950’s when its numbers decreased dramatically. At one point in the late 1970’s the Chantecler was believed to be extinct. But due to the efforts of some small farmers who had never given up on it, Brother Wilfrid’s chicken was brought back from the brink, and in 1999 was awarded “Patrimoine mondial québecois’ status. The Chantecler’s numbers have improved somewhat due to renewed interest in the breed, however it remains on the Rare Breeds Canada endangered list.

Université de Montréal archive. Drawing taken from one of the scrapbooks dedicated to the Chantecler chicken.

Sources: le Soleil, 01 mars 2014, www.livestockconservancy.org, Canadian Farm Animal Genetic Resources Foundation Internet archive, Association Québécoise de la volaille Chantecler, www.archiv.umontreal.ca/exposition/chantecler/Wilfrid.html

 

La Vache Canadienne

La Vache Canadienne: 24 x 30 collage sur panneau.

 

« …Douée de la santé robuste des races du nord, acclimatée par plus de trois siècles de séjour au pays, d’une frugalité incomparable, nulle autre race bovine ne possède, à elle seule, autant de qualités, ne répond mieux aux soins qu’elle reçoit et n’est plus profitable pour le commun des cultivateurs. » Dr Couture, fondateur de la Société Générale des Éleveurs de la Province de Québec, Ottawa le 5 février 1908, Société d’Histoire de la Haute-Yamaska

Du bétail de France arriva en Amérique du Nord dès 1538, mais ne fut pas conservé en nombre important jusqu’ à l’établissement des colonies permanentes de Nouvelle-France au début du 17e siècle.

Le bétail venu avec les premiers colons était un type de vache laitière que l’on trouvait habituellement dans le nord-ouest de la France. Nous les appelons type plutôt que race car les races dans le sens moderne du terme n’existaient pas dans ce temps. Samuel de Champlain fut personnellement responsable de l’importation de quelques-uns de ces animaux. En 1629, Champlain possédait environ soixante-dix vaches de ce type à sa ferme de Cap Tourmente, un peu au nord de la présente ville de Québec.

La vie en Nouvelle-France était difficile pour les colons français et pour leurs animaux. La petite colonie souffrait de famine. Au mois de juillet 1629, Champlain abandonna la colonie qui était faible et sans défense à un groupe d’aventuriers huguenots d’Angleterre, les frères Kirke, qui avait remonté le Saint-Laurent pour revendiquer ce qu’ils pouvaient de la région pour la Couronne Britannique. La ferme de Champlain fut saccagée, et lui-même fut envoyé en Angleterre comme prisonnier. Ce qu’il arriva des vaches, personne ne le sait vraiment. Il est peu probable qu’elles aient survécu.

L’occupation par les Kirkes fut de courte durée. En 1632, la Nouvelle-France était de nouveau sous contrôle français. Dans les années qui suivirent, la colonisation devint plus intense et l’importation de cheptel reprit. Le plus grand nombre de bétail arriva avec des colons français à partir des années 1660. Par ordre du roi Louis XIV, ‘’de bonnes vaches laitières de Normandie et Bretagne’’ furent envoyé en Nouvelle-France. En 1667, on comptait 3107 bovins en Nouvelle-France.

L’importation d’autres animaux cessa lorsque la colonie eut suffisamment de bétail pour être autosuffisante. Ces bovins se reproduisirent seulement entre eux pendant de nombreuses années, sans l’injection de sang nouveau. A cause des dures conditions, seuls les animaux les plus robustes et les plus sains survécurent pour passer leurs gènes. C’est ainsi que la Canadienne fut développée.

‘’Jusqu’à environ 1853, les fermiers québécois connaissaient peu d’autres vaches, à l’exception des descendants de ces premiers bovins.’’ Frère Isidore, O.C.R.

La petite Canadienne coriace se maintint jusqu’à la deuxième moitié du 19e siècle, quand l’importation de races étrangères plus imposantes fut encouragée dans les fermes laitières québécoise. A partir de 1881, il devint évident que la race indigène était sur le point de disparaître, ce qui poussa un groupe d’éleveurs inquiets à lancer une campagne en sa faveur. En 1886, un livre généalogique fut établi pour la race, ainsi qu’un standard de race. Une association pour promouvoir et renforcer la race fut créée en 1895.

 

Pique-nique annuel des éleveurs de bovins canadiens. (Fonds Société des éleveurs de bovins canadiens, SHHY. Photo : Office provincial de publicité, Québec)

 

La Canadienne est une vache laitière de petite à moyenne taille.  Elle a une coloration ‘primitive’, c’est- à -dire une robe allant du brun foncé au noir, avec une raie dorsale et le mufle plus pâles. Elle est robuste et prospère avec seulement du fourrage sans apport de nourriture coûteuse. Elle est docile, a une excellente fertilité et une longue vie. Bien que la Canadienne produise moins de lait que la Holstein, celui-ci a une haute teneur en gras et en caséine Kappa B, ce qui en fait un excellent lait pour la production de fromage.

Le type de vache française normande-bretagne d’origine a disparu depuis longtemps, mais son héritage génétique survit dans la Canadienne, ainsi que dans les Jerseys et les Guerneseys, parentes de la Canadienne.  Quelques vaches Canadiennes furent retournées en France récemment dans le but de réintroduire la race. Malheureusement, la Canadienne a subi un déclin important depuis le 19e siècle. Des tentatives pour améliorer sa production laitière ont mené à des croisements avec la race Suisse Brune dans les années 1970. La conséquence est que la Canadienne pure race est devenue extrêmement rare.

Odelie de Cap Rouge, Société d’Histoire de la Haute-Yamaska

 

On estime qu’il ne reste que 250 vaches Canadiennes pure race au Québec et peut-être un millier dans le monde. En 1850, il y en avait 300,000. Rare Breeds Canada considère la Canadienne comme vulnérable.

Sources: www.vachecanadienne.com; www.dairyinfo.gc.ca; The Canadian Encylopedia; Les Bovins: Manuels D’Oka, Institut Agricole d’Oka, 1950; Société d’Histoire de la Haute-Yamaska

 

Traduction par Anne Gardon

The Canadienne

Canadienne Cow: 24×30 collage on panel.

“Endowed with the robust health of the northern breeds, acclimatized by more than three centuries of living in this country and of incomparable frugality, no other bovine breed possesses, by itself, so many qualities, responds better to the care it receives, and is more beneficial to the common farmer.”               Dr. Couture, founder of the Société Générale des Éleveurs of the Province of Québec, Ottawa, February 5, 1908, (Société d’Histoire de la Haute-Yamaska)

Cattle from France arrived in North America as early as 1538, but they were not kept in any significant number until the permanent settlements of New France were established in the early 17th century.

The French cattle that came with the first colonists were a type of dairy cow commonly found in the Northwest of France. We call them a type rather than a breed as breeds in the modern sense did not exist at that time. Samuel de Champlain himself was responsible for the importation of some of these animals, and by 1629 Champlain owned approximately seventy cows of this type at his farm of Cap Tourmente, just north of what is now Quebec City.

Life in New France was difficult for the French colonists and for their animals.  The small colony was beset by famine. In July of 1629, Champlain surrendered the weak and undefended colony to a group of English Huguenot adventurers, the Kirke brothers, who had sailed into the St-Lawrence to claim what they could of the region for the English Crown. Champlain’s farm was sacked, and he was sent to England as a prisoner. What happened to the cows, well, nobody knows for sure. It is unlikely they survived.

The English occupation by the Kirkes was brief. By 1632, New France was back in French control. In the years that followed, colonization began in earnest and the importation of livestock started again. The largest number of cattle arrived with French colonists from the 1660’s onward.  By order of King Louis XIV “good dairy cows from Normandy and Brittany” were sent to New France. By 1667, there were 3 107 bovines in New France.

Importation of additional animals ceased once the colony had a sufficient number of cattle to be self-sustaining. These cattle of New France were bred only among themselves for many years without the introduction of outside blood. Due to the harsh conditions, only the healthiest and most fit animals survived to pass on their genes. In this fashion, the Canadienne breed was developed.

“Until around 1853 Quebec farmers knew almost no other cow except for the descendants of these first cattle.” Frère Isidore, O.C.R.

The tough little Canadienne held its ground until the second half of the 19th century when the importation of larger, foreign breeds was encouraged on Quebec dairy farms. By 1881, it was becoming obvious that the native Quebec breed was in danger of disappearing, leading a group of concerned breeders to begin a campaign in its favour. In 1886, a herd book was established for the breed, along with a breed standard. An association to promote and strengthen the breed was formed in 1895.

Annual picnic of Canadian cattle breeders. (Fonds Société des éleveurs de bovins canadiens, SHHY. Photo : Office provincial de publicité, Québec)

 

The Canadienne is a small to medium sized dairy breed. It has a ‘primitive’ coat colour of dark brown to black with a fawn coloured topline and muzzle. It is hardy and can thrive on forage without the need for additional expensive feeds. It is also fertile, docile, and long-lived. Although the Canadienne produces a smaller milk volume than a Holstein, the butterfat content is higher and it is considered excellent for cheese production due to its high Kappa-casein B variant protein content.

The original Normande-Bretagne type of French cow has long since gone extinct, but its genetic legacy lives on in the Canadienne and also in that of Jerseys and Guernseys, to whom the Canadienne is related. Some Canadienne cows were recently returned to France in an attempt to re-introduce the breed there.  Unfortunately, overall the Canadienne has suffered significant decline since the 19th century.  Attempts to improve its milk output led to cross-breeding with Brown Swiss cattle in the 1970’s. The result of which has rendered true, pure-bred Canadiennes extremely rare.

 

Odelie de Cap Rouge, Société d’Histoire de la Haute-Yamaska

It is estimated that there are only 250 pure-bred Canadienne cows left in Quebec and perhaps 1000 or so world-wide.  In 1850, there were 300 000. Rare Breeds Canada lists the Canadienne as vulnerable.

Sources: www.vachecanadienne.com; www.dairyinfo.gc.ca; The Canadian Encylopedia; Les Bovins: Manuels D’Oka, Institut Agricole d’Oka, 1950; Société d’Histoire de la Haute-Yamaska.

 

 

 

 

 

 

 

The Clydesdale

The Clydesdale horse is named for the Clyde river valley in Lanarkshire, Scotland. Clydesdale, in fact, was the ancient name for the place.

Clydesdale Mare, 24 x 30 painted paper collage on panel.

 

As with most old breeds, it is difficult to pin down the origins exactly. In the mid-eighteenth century, local Scottish draught mares were bred to bigger stallions imported from England and Flanders with the aim of producing larger and better looking offspring.  Among these imported stallions was an unnamed dark-brown stallion owned by the Duke of Hamilton.

“…[T]he sixth Duke, who succeeded to the title in  1742, and died in 1758, imported a dark-brown Flemish stallion for the use of his tenantry, with a view to improve the breed of horses.   […]   It was named ” Clyde,” and the progeny were called the “Clyde breed.”  James Davidson died when Mr. Burns was a boy, yet he remembers him, and has a distinct recollection of the reputation which the progeny of “Clyde” obtained.”   The Glasgow Herald, May 12th, 1883 compiled in The History of the Clydesdale Horse, 1884

 

In addition to the Duke of Hamilton’s famous ‘Clyde’, there was also a black unnamed Flemish stallion imported from England around 1750 by a John Paterson of Lochlyloch. This black stallion with white on his legs was also a famous progenitor of the Clydesdale breed.  A filly born in 1806 – later known as the Lampits Mare for Lampits Farm where she was born – who traced her lineage to that black stallion is listed in the ancestry of almost every Clydesdale living today. She and her offspring were described as:

 

…the true type of Clydesdale, having well-sprung ribs, gun-barrel body, hind legs standing well together, and first-rate action.”  “The Hamilton Advertiser”, August 11, 1883, compiled in The History of the Clydesdale Horse, 1884

It is the ‘first-rate action’ that sets the Clydesdale apart from other draught breeds.  Each foot is lifted cleanly off the ground so that the bottom of the hoof is visible. This showy leg action gives the Clydesdale its distinctive style, enabling the breed to dominate the show ring.

Georgia, Clydesdale filly, owned by Murray McClintock of Ormstown

 

The original Clydesdale was probably a stockier animal than the ones we see today. The modern Clydesdale is tall- commonly between 16.2 and 18 hands high – weighs about 1600 to 1800 pounds, has a fairly short back, and is well-muscled. They are usually bay in colour, but may be black, brown or roan, and have extensive white markings on the legs, belly, and face. Their long straight legs are ‘feathered’ with silky white hair.

An example of the breed circa 1860 from Elements of Agriculture by G.F Warren, 1915

 

The first Clydesdale to arrive in Canada was a stallion named Cumberland who was imported to Ontario in 1840. The breed quickly spread throughout the country. Soon the Clydesdale had become the most prevalent draught breed in Canada. The breed’s numbers peaked in the 1930’s, but mechanization in farming eventually rendered the heavy horses obsolete. By the 1960’s, the Clydesdale was nearly extinct, not only in Canada, but world-wide.

The Clydesdale’s numbers have rebounded somewhat – thanks in no small part to Budweiser – but the horse remains on the ‘watch’ list. There are an estimated 5000 Clydesdales remaining in the world.

 

 

Sources: The History of the Clydesdale Horse, William Love, Glasgow, 1884.

The Canadian Clydesdale Horse Association, www.canadianclydesdales.ca

The Livestock Conservancy, www.livestockconservancy.org

The Clydesdale Horse Society www.clydesdalehorsesociety.com

Le Clydesdale

 

 

Le nom de ce cheval vient de la vallée de la rivière Clyde dans le Lanarkshire, en Écosse. Clydesdale était en fait l’ancien nom de cet endroit.

Jument Clydesdale, 24 x 30 collage sur panneau

 

Comme dans la plupart des races anciennes, il est difficile de déterminer les origines exactes. Vers le milieu du dix-huitième siècle, des juments de trait écossaises furent croisées avec des étalons plus grands venant d’Angleterre et de Flandres, dans le but de produire une progéniture plus belle et plus imposante. Parmi ces étalons importés figurait un étalon dont le nom n’est pas connu mais qui était brun foncé et appartenait au Duc de Hamilton.

“…[le sixième Duc, qui hérita du titre 1742 et mourut en 1758, importa un étalon flamand brun foncé pour son exploitation agricole, dans le but d’améliorer la race des chevaux. […] Ce cheval était nommé Clyde et sa progéniture la “race Clyde”. James Davidson mourut quand M. Burns était encore enfant, mais il se rappelle de lui, et garde le souvenir de la bonne réputation que la descendance de  “Clyde” obtint“. Le Glasgow Herald, 12 mai 1883, compilé dans The History of the Clydesdale Horse (L’histoire du cheval Clydesdale), 1884.

En plus du célèbre ‘Clyde’ du Duc d’Hamilton, il y eut aussi un étalon noir sans nom, importé d’Angleterre vers 1750 par un certain John Paterson de Lochlyloch. Cet étalon noir aux pattes blanches fut également un célèbre progéniteur de la race Clydesdale. Une pouliche née en 1806, connue plus tard comme la jument Lampits du nom de la ferme où elle est née et dont les origines remontent à cet étalon noir, figure dans la généalogie de presque tous les Clydesdales vivant aujourd’hui. Cette jument et sa progéniture étaient décrites comme :

le véritable standard du Clydesdale, avec des côtes bien cintrées, un corps compact, des membres postérieurs bien droits et l’action relevée “The Hamilton Advertiser“, 11 août, 1883, compilé dans The History of the Clydesdale Horse, 1884.

C’est cette ‘action relevée’ qui différencie le Clydesdale des autres chevaux de trait.  Chaque patte est levée nettement du sol et ainsi l’intérieur du sabot est visible. Cette démarche flamboyante donne son style distinctif au Clydesdale et permet à la race de dominer  les expositions.

 

Georgia, pouliche Clydesdale appartenant à Murray McClintock, d’ Ormstown

 

Le Clydesdale original était probablement un animal plus compact que  celui d’aujourd’hui. Le Clydesdale moderne est grand – généralement 16,3 à 18 mains de haut – pèse entre 1600 et 1800 livres, a un dos plutôt court et est bien musclé. Ils sont habituellement alezan mais peuvent être noir, brun ou rouan, avec de larges marques blanches sur les pattes, le ventre et la tête. Leurs longues pattes droites portent des fanons de poil blanc soyeux.

Figure 147. Le cheval de trait. Baron’s Pride, un Clydesdale réputé.

Un exemple de la race aux environs de 1860 tiré d’Éléments d’agriculture de G.F. WARREN, 1915

 

Le premier Clydesdale à arriver au Canada fut  un étalon nommé Cumberland, qui fut importé en Ontario en 1840. La race se répandit rapidement à travers le pays. Le Clydesdale devint rapidement le cheval de trait dominant au Canada. Leur nombre atteignit son apogée dans les années 1930, mais la mécanisation de l’agriculture rendit finalement ses lourds chevaux désuets. Dès les années 60, le Clydesdale avait presque disparu, non seulement au Canada, mais à travers le monde.

Leur nombre a augmenté quelque peu – en grande partie grâce à Budweiser – mais ce cheval demeure sur la liste ‘à surveiller’. On estime qu’il y a 5000 Clydesdales dans le monde.

Références: The History of the Clydesdale Horse, William Love, Glasgow, 1884.

The Canadian Clydesdale Horse Association, www.canadianclydesdales.ca

The Livestock Conservancy, www.livestockconservancy.org

The Clydesdale Horse Society www.clydesdalehorsesociety.com

Traduction par Anne Gardon

Le Cochon Tamworth

Le Tamworth est une des plus vieilles races européennes de cochons, possiblement issue de cochons sauvages.

‘Le Tamworth contemporain est considéré comme la race la plus typique originaire de la vieille espèce indigène, le cochon forestier de vieille Angleterre. Il conserve ce statut parce qu’à la fin du 18e siècle, alors que de nombreuses race indigènes étaient ‘améliorées’ par des croisements avec du cheptel chinois et napolitain, le Tamworth n’était pas considéré à la mode et donc ignoré. C’est donc aujourd’hui la plus vieille et la plus pure race anglaise…’(www.thepigsite.com)

 

Il est probable que des cochons irlandais ont été utilisés pour améliorer le Tamworth au début des années 1800, mais à part ça, l’héritage génétique du Tamworth demeure intact, ce qui en fait l’une des races les plus pures de cochon domestique encore en existence. Son nom lui vient du village de Tamworth dans le Staffordshire en Angleterre, la région où la race a été standardisée au milieu du 19e siècle. Le Tamworth a été officiellement reconnu comme une race par la Royal Agricultural Society (la société royale d’agriculture) d’Angleterre en 1865.

Les Tamworths sont arrivés dans l’est du Canada en 1877. Ils se sont rapidement propagés à travers le pays, devenant l’une des races les plus populaires de porcs et jouant un rôle fondamental dans notre histoire agricole. Les Tamworths étaient parfaits pour les petites fermes mixtes qui caractérisaient l’agriculture canadienne du 19e jusqu’au milieu du 20e siècle, car  ils pouvaient supporter le froid et prospérer à l’extérieur avec un minimum de soins.

‘Les Tamworth sont parfaitement adaptés à l’élevage extérieur, pouvant paître avec les bovins et se nourrissant du fourrage laissé par ceux-ci dans les pâturages. En outre, ils fouillent efficacement le sol à la recherche de nourriture dans la forêt ou dans un pâturage, ce qui les rend très utiles dans les systèmes d’exploitation agricole à base de fourrage. En plus de leur tolérance à des températures extrêmes, ils sont également résistants aux maladies, nécessitant peu ou pas de traitements antibiotiques. En outre, leur couleur dorée les protège des coups de soleil. (slowfood.ca)

 

 

Le Journal d’agriculture illustré, publicité, 1895

 

Le Tamworth est un cochon au pelage blond tirant sur le roux, avec un corps long et étroit. La viande de cette race est maigre et très savoureuse. Ils sont réputés pour produire le meilleur bacon de toutes les races de porc. Ils nécessitent peu d’entretien car ils sont d’excellent fourrageurs et préfèrent vivre à l’extérieur ou ils peuvent se débrouiller seuls. Ce sont des animaux intelligents, amicaux et curieux. Les femelles produisent des portées d’une dizaine de porcelets et elles sont d’excellentes mères.

 

Les porcelets Tamworth de la ferme de Stacey Boychuk et Dwight McIntyre à Herdman, Qc.

 

Les Tamworths prennent 50% plus de temps pour atteindre la maturité que les porcs commerciaux modernes. Cette croissance lente combinée à leur incapacité à vivre à l’intérieur dans les conditions d’élevage intensif de l’agriculture moderne ont conduit au déclin rapide de leur nombre à partir des années 1950. En outre, la réglementation interdisant l’élevage de porcs sur les fermes laitières et les changements dans le classement de la viande a également réduit leur nombre.

Le Tamworth est considéré comme une espèce en danger d’extinction avec moins de 35 femelles nouvellement enregistrées au Canada en 2015 (pour un total d’environ 250). Il y en aurait aussi peu que 4000 dans le monde entier.

Sources additionnelles:  Rare Breeds Canada (rarebreeds.org), The Livestock Conservancy (livestockconservancy.org) Rare Breeds Survival Trust (rbst.org.uk)

 

Traduction par Anne Gardon.

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