Le Clydesdale

 

 

Le nom de ce cheval vient de la vallée de la rivière Clyde dans le Lanarkshire, en Écosse. Clydesdale était en fait l’ancien nom de cet endroit.

Jument Clydesdale, 24 x 30 collage sur panneau

 

Comme dans la plupart des races anciennes, il est difficile de déterminer les origines exactes. Vers le milieu du dix-huitième siècle, des juments de trait écossaises furent croisées avec des étalons plus grands venant d’Angleterre et de Flandres, dans le but de produire une progéniture plus belle et plus imposante. Parmi ces étalons importés figurait un étalon dont le nom n’est pas connu mais qui était brun foncé et appartenait au Duc de Hamilton.

“…[le sixième Duc, qui hérita du titre 1742 et mourut en 1758, importa un étalon flamand brun foncé pour son exploitation agricole, dans le but d’améliorer la race des chevaux. […] Ce cheval était nommé Clyde et sa progéniture la “race Clyde”. James Davidson mourut quand M. Burns était encore enfant, mais il se rappelle de lui, et garde le souvenir de la bonne réputation que la descendance de  “Clyde” obtint“. Le Glasgow Herald, 12 mai 1883, compilé dans The History of the Clydesdale Horse (L’histoire du cheval Clydesdale), 1884.

En plus du célèbre ‘Clyde’ du Duc d’Hamilton, il y eut aussi un étalon noir sans nom, importé d’Angleterre vers 1750 par un certain John Paterson de Lochlyloch. Cet étalon noir aux pattes blanches fut également un célèbre progéniteur de la race Clydesdale. Une pouliche née en 1806, connue plus tard comme la jument Lampits du nom de la ferme où elle est née et dont les origines remontent à cet étalon noir, figure dans la généalogie de presque tous les Clydesdales vivant aujourd’hui. Cette jument et sa progéniture étaient décrites comme :

le véritable standard du Clydesdale, avec des côtes bien cintrées, un corps compact, des membres postérieurs bien droits et l’action relevée “The Hamilton Advertiser“, 11 août, 1883, compilé dans The History of the Clydesdale Horse, 1884.

C’est cette ‘action relevée’ qui différencie le Clydesdale des autres chevaux de trait.  Chaque patte est levée nettement du sol et ainsi l’intérieur du sabot est visible. Cette démarche flamboyante donne son style distinctif au Clydesdale et permet à la race de dominer  les expositions.

 

Georgia, pouliche Clydesdale appartenant à Murray McClintock, d’ Ormstown

 

Le Clydesdale original était probablement un animal plus compact que  celui d’aujourd’hui. Le Clydesdale moderne est grand – généralement 16,3 à 18 mains de haut – pèse entre 1600 et 1800 livres, a un dos plutôt court et est bien musclé. Ils sont habituellement alezan mais peuvent être noir, brun ou rouan, avec de larges marques blanches sur les pattes, le ventre et la tête. Leurs longues pattes droites portent des fanons de poil blanc soyeux.

Figure 147. Le cheval de trait. Baron’s Pride, un Clydesdale réputé.

Un exemple de la race aux environs de 1860 tiré d’Éléments d’agriculture de G.F. WARREN, 1915

 

Le premier Clydesdale à arriver au Canada fut  un étalon nommé Cumberland, qui fut importé en Ontario en 1840. La race se répandit rapidement à travers le pays. Le Clydesdale devint rapidement le cheval de trait dominant au Canada. Leur nombre atteignit son apogée dans les années 1930, mais la mécanisation de l’agriculture rendit finalement ses lourds chevaux désuets. Dès les années 60, le Clydesdale avait presque disparu, non seulement au Canada, mais à travers le monde.

Leur nombre a augmenté quelque peu – en grande partie grâce à Budweiser – mais ce cheval demeure sur la liste ‘à surveiller’. On estime qu’il y a 5000 Clydesdales dans le monde.

Références: The History of the Clydesdale Horse, William Love, Glasgow, 1884.

The Canadian Clydesdale Horse Association, www.canadianclydesdales.ca

The Livestock Conservancy, www.livestockconservancy.org

The Clydesdale Horse Society www.clydesdalehorsesociety.com

Traduction par Anne Gardon

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